DPE à Faubourg-Montmuzard-Corbeton à Montbard : bâti et étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 520 DPE analysés à Faubourg-Montmuzard-Corbeton décrivent un quartier majoritairement composé d’appartements, avec une présence importante de logements anciens. Sa proportion de passoires énergétiques atteint 11,5 %, contre 9,6 % dans l’échantillon de Montbard.

DPE à Faubourg-Montmuzard-Corbeton à Montbard : bâti et étiquettes — Montbard

Le dossier énergétique de Faubourg-Montmuzard-Corbeton repose sur 520 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 1 541 DPE analysés à Montbard. Ces données permettent de décrire le parc diagnostiqué du quartier, de repérer ses principales étiquettes et de comparer plusieurs indicateurs avec ceux de la commune. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un projet de vente ou de location, leur intérêt est de fournir un contexte : elles situent un bien dans son environnement, sans remplacer la lecture de son propre diagnostic. La diversité des périodes de construction et des résultats énergétiques invite ainsi à distinguer les tendances collectives des caractéristiques de chaque logement.

Un bâti majoritairement en appartements, aux âges contrastés

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Faubourg-Montmuzard-Corbeton)Part du quartier
A10,2 %
B20,4 %
C15329,4 %
D14828,5 %
E15630,0 %
F356,7 %
G254,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Faubourg-Montmuzard-Corbeton (Montbard).

La période de construction dominante est 1975-1977 : elle représente 39,6 % des diagnostics du quartier. Cette concentration sur une période précise ne signifie pas que le parc soit principalement récent, puisque 57,7 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le bâti antérieur à 1948 représente, à lui seul, 19,4 % de l’échantillon. Ces repères décrivent donc un secteur où coexistent un ensemble important datant de 1975-1977 et une part substantielle de constructions plus anciennes. Les maisons individuelles représentent 29,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Cette prédominance de l’habitat collectif est un élément de contexte, mais les données ne permettent pas d’attribuer une étiquette particulière aux maisons ou aux appartements.

  • Âge du bâti : la période 1975-1977 concentre 39,6 % des diagnostics. Il faut la lire comme la période dominante fournie, et non comme une description uniforme de toutes les constructions du quartier.
  • Ancienneté : 19,4 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948 et 57,7 % d’avant 1975. Ces deux indicateurs décrivent des seuils d’âge qui se recoupent ; ils ne doivent pas être additionnés.
  • Forme des logements : les maisons individuelles comptent pour 29,2 % de l’échantillon. Les appartements constituent le reste, sans précision disponible sur la taille des immeubles, leurs équipements ou leur organisation.
  • Surface : la médiane du quartier est de 65 m². Ce repère décrit le centre de la distribution des surfaces diagnostiquées, pas la surface de chaque appartement ou de chaque maison.

Des étiquettes surtout présentes en C, D et E

La répartition des étiquettes fait apparaître trois groupes proches en effectif : 153 diagnostics sont classés C, 148 sont classés D et 156 sont classés E. L’étiquette E est donc la plus représentée, sans être très éloignée des deux précédentes. À l’autre extrémité, les classes A et B restent peu présentes, avec respectivement 1 et 2 diagnostics. Le quartier compte également 35 logements classés F et 25 classés G. Ces 60 passoires énergétiques représentent 11,5 % de l’échantillon local. Le portrait énergétique ne se résume donc ni à un parc uniformément peu performant ni à une majorité de logements très bien classés. Pour comprendre un bien précis, il faut partir de son étiquette et des informations propres à son diagnostic.

Une consommation médiane supérieure à celle de Montbard

La comparaison avec Montbard révèle plusieurs nuances. La consommation médiane du quartier atteint 205 kWh/m²/an, contre 184 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. La proportion de passoires F et G est également supérieure : 11,5 %, contre 9,6 %. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur dans le quartier, à 1 079 €, contre 1 119 € pour la commune. Ces indicateurs ne mesurent pas exactement la même chose et leurs médianes ne décrivent pas nécessairement un même logement. Les seules données fournies ne permettent pas d’expliquer cette différence entre consommation et coût estimé. La proximité des surfaces médianes, 65 m² dans le quartier et 66 m² dans la ville, ne suffit pas davantage à établir une cause.

  • Passoires énergétiques : avec 11,5 % de F et G contre 9,6 % à Montbard, le quartier présente une proportion plus élevée de logements dans ces classes. Cela ne permet pas de déduire l’étiquette d’un bien voisin.
  • Consommation : la médiane de 205 kWh/m²/an dépasse celle de la ville, fixée à 184 kWh/m²/an. La comparaison doit conserver cette unité de surface et ne pas être confondue avec une consommation annuelle totale.
  • Coût estimé : les médianes de 1 079 € dans le quartier et de 1 119 € dans la commune sont des repères statistiques. Elles ne constituent pas une prévision individualisée de dépenses pour un futur occupant.
  • Bâti ancien : la part des constructions antérieures à 1948 est de 19,4 %, contre 18,5 % dans la ville. Les données ne croisent pas cet âge avec les étiquettes et ne démontrent donc pas de lien causal local.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente à Faubourg-Montmuzard-Corbeton, ces statistiques servent avant tout à situer le logement dans un parc aux résultats variés. Un bien classé C s’inscrit dans une catégorie comptant 153 diagnostics, tandis qu’un bien classé F ou G appartient au groupe des 60 passoires recensées. Cette mise en perspective peut structurer la présentation du bien et les échanges sur sa performance énergétique. Elle ne permet cependant pas de chiffrer un effet sur sa valeur ou de prédire les réactions des acquéreurs. Le dossier doit rester centré sur les caractéristiques effectivement documentées du logement. Son âge, sa surface et son étiquette peuvent être rapprochés des repères locaux, sans supposer que deux logements construits à la même période obtiennent nécessairement le même résultat.

Louer : distinguer les repères du quartier du diagnostic individuel

Pour un projet de location, la consommation médiane de 205 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 079 € apportent un contexte, mais pas un budget garanti pour le logement envisagé. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner les données propres au bien plutôt qu’à lui appliquer ces médianes. La présence de 35 diagnostics F et de 25 diagnostics G appelle également une lecture attentive de l’étiquette individuelle. Les faits disponibles ne détaillent ni les équipements ni les travaux réalisés ou à envisager. Ils ne fournissent pas non plus de cadre réglementaire permettant de conclure à la possibilité de louer un logement donné. Une telle conclusion ne peut donc pas être tirée de ce seul portrait statistique.

Questions fréquentes

Quel type de bâti domine à Faubourg-Montmuzard-Corbeton ?

Les appartements sont majoritaires dans l’échantillon, les maisons individuelles représentant 29,2 % des logements diagnostiqués. La période de construction dominante est 1975-1977, avec 39,6 % des diagnostics. Le quartier conserve cependant une forte composante plus ancienne : 57,7 % des logements étudiés datent d’avant 1975 et 19,4 % d’avant 1948. Ces chiffres décrivent plusieurs composantes du parc, sans établir leur performance énergétique respective.

Le quartier est-il moins performant que Montbard sur le plan énergétique ?

Deux indicateurs vont dans ce sens : la consommation médiane atteint 205 kWh/m²/an contre 184 dans la ville, et les passoires représentent 11,5 % des DPE contre 9,6 %. Le constat doit toutefois rester nuancé : le coût annuel médian estimé est inférieur, à 1 079 € contre 1 119 €. Les données disponibles ne permettent pas d’expliquer cette différence ni de généraliser le résultat à tous les logements.

Que retenir de ces données avant de vendre ou de louer ?

Les 520 DPE du quartier donnent un contexte utile pour présenter ou examiner un bien, mais ne remplacent pas son diagnostic individuel. Les classes C, D et E comptent respectivement 153, 148 et 156 diagnostics : le parc présente donc des profils variés. Il faut distinguer ces repères collectifs des caractéristiques du logement, sans en déduire sa valeur, ses dépenses futures ou sa situation réglementaire.

Sources officielles

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